De mon côté je retiendrai les témoignages d’anciens cadres dirigeants révélateurs de l’inconscience de certaines directions… En effet les anciens responsables du site ont affirmé que le site était bien sécurisé… à l’unique exception du hangar 221 celui qui a précisément explosé ! Pourquoi celui-ci n’était-il pas sécurisé ? Car ce n’était pas un bâtiment à risque répondent-ils… Pour un bâtiment « sans risque » trente et un morts et des milliers de blessés c'est un peu fort. D’autant plus que deux experts affirment que l'usine présentait de sérieuses problématiques techniques. L’auditeur d'un organisme de certification a ainsi qualifié l'usine de « site vétuste » et un ingénieur civil de la DRIRE a estimé qu'il ne classait pas l'usine parmi les bons élèves. « Plutôt au mieux parmi ces élèves moyens qui font le strict minimum » a-t-il déclaré à l'audience. Le tout est de savoir si ce strict minimum était un choix ou une obligation…
Encore une fois ce procès démontre que logique économique et logique sécurité ne font pas toujours bon ménage. Plus que jamais il invite les dirigeants d’entreprise à ne pas prendre à la légère un avis technique particulièrement si celui-ci touche à la sécurité…
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