Le Centre d'analyse stratégique vient de publier une « note de veille » sur le vieillissement cognitif que chacun devrait lire car s'il est évident que nous connaissons tous une évolution de nos capacités mentales (concentration, mémorisation, résolution de problèmes, vitesse de traitement, etc.) au fil des années, nous ne sommes pas tous atteints de façon équivalente et irréversible.
Nous pouvons influer sur les capacités cognitives dont nous disposons sous réserve d'une stratégie spécifique à chaque période de la vie. Ainsi dans la sphère professionnelle, la pénibilité n'est pas seulement physique et certains travaux récents ont identifié des facteurs de protection et de risque pour l'efficience cognitive à long terme. Engager des efforts en matière d'organisation du travail, de formation tout au long de la vie et de prise en compte de l'expérience professionnelle des seniors conditionne alors un vieillissement réussi dans et par l'emploi.
Au moment du débat sur l'âge du départ à la retraite et sans vouloir « jeter de l'huile sur le feu », il faut noter qu'une enquête européenne démontre que garder une activité professionnelle permet de différer le vieillissement cognitif d'environ 1,3 année et que par ailleurs, l'analyse par pays montre que les personnes âgées voient leurs capacités intellectuelles mieux préservées dans les pays où la retraite est fixée à 65 ans par rapport à ceux où elle est plus précoce.
Voir la note de veille du Centre d'analyse stratégique sur le vieillissement cognitif publiée en juin 2010.
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