On distingue :
- le stress aigu (ou ponctuel), quand une personne doit faire face à un événement ponctuel exigeant ;
- les situations de stress chronique qui surviennent quand la personne est confrontée à des contraintes de travail durables. Il s'agit d'un état pathologique qui survient dans le cas d'un déséquilibre prolongé et qui a un impact réel sur la santé physique et mentale de la personne ;
- les situations de stress post-traumatique qui caractérisent des personnes victimes ou témoins d'événements traumatisants tels que des agressions ou des accidents graves.
Un stress chronique peut être à l'origine de pathologies diverses :
- au niveau physiologique : fatigue, troubles du sommeil, tensions, prises ou pertes de poids, troubles gastro-intestinaux, céphalées, augmentation de la tension artérielle, dérèglement du système immunitaire, allergies, dermatoses, troubles musculo-squelettiques, accidents cardiovasculaires et infarctus ;
- au niveau émotionnel et cognitif : troubles de l'humeur, peur, irritabilité, anxiété, difficultés de concentration de raisonnement et de décision, troubles de la mémoire, ennui, pessimisme, dépression ;
- au niveau comportemental : absentéisme, addictions, agressivité, troubles du comportement alimentaire, problèmes relationnels, repli sur soi, baisse d'initiative ou de créativité, désinvestissement, baisse de rendement.
Le stress ne figure pas dans le tableau des maladies professionnelles indemnisées. Les conséquences du stress peuvent donner lieu à la reconnaissance d'une maladie à caractère professionnel, reconnue dans un collège régional de reconnaissance des maladies professionnelles, à condition que l'invalidité soit supérieure ou égale à 25 % ou en cas de décès. Il faut bien sûr apporter la preuve du lien entre la maladie et le travail.
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