Sur 3 105 entreprises visitées dans le cadre d'une étude du risque cancérogène lié à l'exposition aux poussières de bois, 34 % d'entre elles ne présentaient pas de document unique d'évaluation des risques professionnels. Ce sont surtout les entreprises de moins de 20 salariés qui n'appliquent pas les règles élémentaires de sécurité. Il apparaît ainsi que le secteur de l'ameublement est le secteur le moins sensible à la présence d'un document unique.
Et encore ! Parmi les 66 % restant qui ont un document unique, près de la moitié n'y ont pas inscrit le risque cancérogène des poussières de bois. Au final, seul un tiers des entreprises visitées ont identifié ce risque.
À ce stade de l'analyse, le constat est déjà alarmant. Je pense que beaucoup d'entreprises n'ont pas compris l'intérêt du document unique. Elles se sont contentées de " remplir un document administratif ". La preuve :
- moins d'un salarié sur cinq (18 %) a été informé du risque présenté par les poussières de bois ;
- 40 % des ateliers visités sont organisés pour réduire l'exposition des salariés au risques liés aux poussières de bois ;
- 76 % des machines portatives ne disposent pas de système d'aspiration des poussières ;
- 75 % des machines équipées de systèmes d'aspiration ne sont pas contrôlées et vérifiées ;
- plus de 90 % des installations de recyclage n'ont pas fait l'objet d'une opération de maintenance et de vérification récemment.
Au vu de ces résultats peu satisfaisants, il a été décidé de déployer un plan d'action articulé autour de deux axes : la sensibilisation et l'information des employeurs et des salariés concernés et l'apport d'un appui technique aux petites entreprises du secteur. Espérons qu'il soit utile...
Pour consulter le rapport sur les poussières de bois.
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