En témoigne le débat que j’ai écouté cette semaine entre un parlementaire dont le projet est d’assouplir certaines sanctions (notamment pour les excès de vitesse inférieurs à 10 km/h) et la présidente de la Ligue de lutte contre la violence routière. Et, contre toute attente, j’ai été par moment bien en peine de choisir un camp !
En tout cas, j’ai acquis une certitude théorique : le tout répressif n’aboutira à rien de bon. Je pense que les lois qui prennent le parti de sanctionner à tout va conduisent souvent à un effet inverse. On pourrait comparer un automobiliste à un ressort… Il est actuellement comprimé par la loi. Il conduit doucement, non pas par comportement préventif, mais par peur de la sanction (amende ou perte de points). Cependant, une fois que la tension se relâchera, l’énergie accumulée par le ressort sera libérée et nous verrons revenir des comportements dangereux sur la route.
À mon avis, il ne faut pas uniquement travailler sur la pression mais aussi sur le ressort lui-même et son énergie. Si nous travaillons en parallèle sur la construction de voitures moins puissantes (bridées aux vitesses maximales par exemple) et l’aménagement de certaines parties de l’infrastructure routière, nous serons certainement moins exposés. Je pense que la solution sera trouvée pour la prochaine génération de conducteurs et j’espère que la réforme du permis de conduire accordera une part importante à la sensibilisation à la sécurité routière.
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