Ce rapport de 254 pages définit tout d'abord ce qu'il faut entendre par « santé mentale », ses déterminants biologiques et psychosociaux ainsi que ses liens avec le bien-être. Il pose ensuite la question de savoir s'il ya une spécificité française en matière de santé mentale et aborde, enfin, le rôle des différents acteurs non sanitaires dans ce domaine.
Dans ce rapport, un certain nombre d'idées reçues sont confrontées à la réalité des faits. Nous en avons extrait deux.
Idée reçue 1 : les Français ont plus de problèmes de santé mentale que par le passé
Les Français n'apparaissent pas plus ou moins atteints de « problèmes » de santé mentale qu'avant mais présentent « une évolution des expressions du mal-être ». Le suicide recule (moins de 2 % des décès), la dépression se stabilise autour de 3 % (dans sa forme la plus sévère), mais la détresse psychologique a considérablement augmenté (elle a été multipliée par trois en vingt ans et touche un Français sur cinq). Les populations frappées ont en outre évolué. Les jeunes, les actifs et les femmes sont plus exposés qu'auparavant, ce qui rend cette souffrance d'autant plus visible.
Idée reçue 2 : mieux vaut être chômeur qu'avoir un travail dans lequel on ne se sent pas bien
Le risque de développer une détresse mentale est plus grand chez les actifs non occupés que chez les actifs occupés. Les personnes qui passent d'une situation de non emploi à une situation d'emploi, quel que soit le type de travail, voient leur santé mentale s'améliorer. Évidemment, ceci est d'autant plus vrai s'il s'agit d'un emploi stable et sans condition de pénibilité notable.
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