Les listes des entreprises mal notées ne sont restées affichées que 48 heures sur le site du ministère. Le but de l'ancien ministre du Travail, Xavier Darcos, était d'accélérer la mise en application de l'accord national interprofessionnel (ANI) de prévention du stress. Ainsi que nous vous l'avons signalé dans un billet précédent, Eric Woerth, son successeur au ministère, a annoncé discrètement, le 1er avril 2010, l'enterrement de ces listes. Il est revenu sur ce sujet le 7 avril à l'Assemblée nationale, en réponse à une députée, en indiquant qu'il exigera « des entreprises de plus de 1 000 salariés qu'elles fassent figurer dans leur bilan social la mention de l'existence ou non de négociations sur le stress au travail », tout en assurant qu'il serait « très vigilant sur les risques psychiques et les risques physiques que prennent les salariés ».
Trois pas en avant, deux pas en arrière ! Attendons la prochaine actualité médiatique pour changer de cible. Mais dans ce cas, est-il bien nécessaire de demander aux entreprises d'évaluer leurs risques pour bâtir leur plan d'actions de prévention des risques professionnels puisque c'est l'actualité qui décidera des priorités ?
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