Les TMS indemnisés connaissent une croissance d'environ 20 % par an depuis 10 ans. L'InVS (Institut de veille sanitaire) vient de publier dans son bulletin épidémiologique hebdomadaire du 9 février, une étude sur les troubles musculo-squelettiques. Ils représentent aujourd'hui l'une des questions les plus préoccupantes en matière de santé au travail. Ils constituent en effet, la première cause de morbidité liée au travail, morbidité de surcroît largement sous-estimée par les statistiques des maladies professionnelles, du fait qu'elles sont sous-déclarées.
Trois grands types de facteurs jouent un rôle dans la survenue des TMS :
- les facteurs biomécaniques (les mouvements en force ; les postures extrêmes telles que le travail bras au-dessus des épaules, les mouvements de torsion du poignet et du tronc ; la flexion et l'extension du coude ; la répétitivité des gestes élevée, etc.) ;
- les contraintes psychosociales (la forte demande psychologique, le faible soutien social, la faible latitude décisionnelle, etc.) ;
- les facteurs individuels (l'âge, le genre, le diabète, etc.).
Cette épidémie n'est pas propre à la France. La quatrième enquête européenne sur les conditions de travail montre qu'en 2005, presque un travailleur sur deux déclare exercer son emploi dans des positions douloureuses et fatigantes, et six travailleurs sur dix déclarent être soumis à des gestes répétitifs de la main ou du bras, au moins le quart du temps.
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